A propos du ronflement

😴 Respiration & vibrations

A propos du ronflement

Le ronflement est un bruit produit pendant le sommeil quand l’air passe dans des voies aériennes partiellement rétrécies. Ce passage d’air fait vibrer des tissus (souvent le voile du palais, la luette, parfois la langue), ce qui génère le son.

*Le ronflement est fréquent et souvent bénin. Mais lorsqu’il est fort, régulier, ou associé à des pauses respiratoires, il mérite un dépistage.*

Schéma explicatif du ronflement
Le ronflement vient de la vibration des tissus quand le passage de l’air est rétréci.

Qu’est-ce que le ronflement ?

En dormant, les muscles de la gorge se relâchent. Si le “tunnel” par lequel l’air circule devient plus étroit, le flux d’air accélère et met les tissus en vibration : c’est le ronflement.

  • Ronflement léger : intermittent, surtout en cas de fatigue, alcool, rhume.
  • Ronflement régulier : souvent lié à des facteurs anatomiques ou à une obstruction nasale.
  • Attention : un ronflement très fort peut être un signe d’apnée du sommeil (SAHOS).

Pourquoi ronfle-t-on ?

Le ronflement apparaît quand le passage de l’air est gêné. Voici les causes les plus fréquentes :

Nez bouché / obstruction nasale

Rhume, allergies, déviation de la cloison, polypes : respirer par la bouche favorise les vibrations.

Position sur le dos

Sur le dos, la langue et les tissus peuvent “tomber” vers l’arrière et réduire le passage de l’air.

Alcool / sédatifs le soir

Ils relâchent davantage les muscles des voies aériennes et augmentent le risque de ronflement.

Surpoids

Un excès de tissu autour du cou/gorge peut réduire le calibre des voies aériennes pendant le sommeil.

Facteurs anatomiques

Voile du palais épais, luette longue, amygdales volumineuses, mâchoire reculée : le passage de l’air est plus étroit.

Âge & tonus musculaire

Avec le temps, le tonus musculaire peut diminuer : les tissus vibrent plus facilement la nuit.

Que faire contre le ronflement ?

Le bon plan : agir sur la cause la plus probable, puis réévaluer. Beaucoup de personnes améliorent nettement leur ronflement avec des mesures simples.

Mesures “de base” (souvent très efficaces)

Dormir sur le côté, limiter l’alcool le soir, éviter de dormir trop tard en “dette de sommeil”, perdre du poids si nécessaire, traiter un nez bouché.

Solutions ciblées

Hygiène nasale (lavage au sérum physiologique), prise en charge ORL si obstruction chronique, orthèse d’avancée mandibulaire (certaines situations), ou traitements spécifiques selon avis médical.

Quand consulter ?

Ronflement fort régulier, pauses respiratoires observées, somnolence, maux de tête au réveil, hypertension, réveils avec sensation d’étouffement.

À éviter

Les “solutions miracles” universelles. Le ronflement a plusieurs causes : le bon traitement dépend du profil.

Vous voulez savoir si c’est “juste du ronflement” ou autre chose ?

Un dépistage structuré permet d’orienter vers la bonne solution, et de repérer un risque d’apnée si besoin.

📝 Faire un dépistage

*Si une orthèse ou une PPC/CPAP est envisagée, l’évaluation médicale et/ou l’examen du sommeil est important.*

Le ronflement occasionnel

Il arrive à tout le monde de ronfler ponctuellement : fatigue, alcool, position sur le dos, ou après un repas lourd. Dans ce cas, le ronflement disparaît souvent quand le facteur déclenchant s’arrête.

  • Astuce : dormir sur le côté + éviter l’alcool le soir.
  • Objectif : retrouver des nuits “silencieuses” la majorité du temps.

Le ronflement lié à la congestion

Quand le nez est bouché, on respire davantage par la bouche, ce qui favorise les vibrations de la gorge. C’est très fréquent en cas de rhume, allergies, ou congestion chronique.

  • Mesures utiles : lavage de nez, traiter allergies, humidifier l’air si besoin.
  • À surveiller : congestion persistante → avis ORL (cloison, polypes, etc.).

Le ronflement fort et le SAOS (apnée du sommeil)

Un ronflement très fort, régulier, surtout s’il s’accompagne de pauses respiratoires, de somnolence ou de réveils en suffocation, peut évoquer un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS).

Signes qui doivent faire penser à une apnée

Pauses observées, reprises de souffle bruyantes, somnolence diurne, fatigue non réparatrice, maux de tête au réveil, hypertension, réveils nocturnes fréquents, besoin d’uriner la nuit.

Que faire si on suspecte un SAOS ?

Faire un dépistage, puis confirmer si besoin par un enregistrement du sommeil (polygraphie ou polysomnographie). Le traitement est très efficace lorsqu’il est adapté au profil.

*Important : le ronflement seul ne suffit pas à diagnostiquer une apnée, mais c’est un signal utile lorsqu’il est fort et associé à d’autres symptômes.*